Denroy City

Survivrez-vous dans une ville rongée de toutes parts par la mafia?
 
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 Faire ses preuves... Encore!

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Santino Maranzalla
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MessageSujet: Faire ses preuves... Encore!   Ven 28 Sep - 15:39

Le 20 Septembre, deux jours après ma rencontre avec ce Paulie, je décidai d’aller faire un tour dans les ruelles de mon quartier, pensant le retrouver quelque part autour de l’Irish Coffee. J’avais vu juste. Il était près de 19h lorsque j’arrivai. Je restai au pas de la porte, faisant comprendre à Paulie que je ne voulais pas m’imposer au sein de son clan comme un inconnu. Ca, ce n’était pas vraiment mon fort.

« Ciao Sonny, quoi de neuf ?
Rien, c’est pour ça que je suis là.
Alors, on dirait que tu t’ennuies…
C’est exact. Je voudrais qu’on fasse du fric, ensemble, la part que tu me donneras ne m’intéresse pas. Je veux seulement de quoi passer des journées intéressantes.
P*t*in, Sonny qu’est ce que tu me racontes là, tu sais où t’es ou quoi ? On est en Amérique ici, ça pue le fric !
J’ai bien vu ça ouais, mais y a huit ans que je suis en Amérique, et j’ai toujours les poches vides. Je veux bosser pour toi Paulie. »

Je n’oublierai jamais le regard qu’il m’adressa à ce moment là. Il me fusillait du regard comme si j’étais le plus détestable des êtres humains sur Terre. C’était peut être pour me tester, je ne saurais vous le dire, mais ce dont je me rappelle, c’est que j’avais presque regretté ma dernière réplique bien que toutes mes paroles aient été d’une arrogance calculée.

« Viens me voir demain au New Light, au Life Goes On. Je verrai ce que je peux faire pour toi. »

Le lendemain, j’étais au bar indiqué à 16h, comme il me l’avait dit. J’étais arrivé pile à l’heure, et je dus attendre dix minutes avant qu’il n’arrive enfin. Apparemment, il n’était pas du genre ponctuel. Mais je m’en foutais, tant que c’était moi qui dépendais de lui et pas le contraire. Je savais bien que ça allait changer d’ici peu…

« Salut Sonny. Bon, va falloir activer un peu, on est en retard, on a deux gros trucs à faire. Allez, magne-toi. »

Il ne m’avait pas fait l’honneur de me dire ce qu’on devait faire : il ne me faisait pas encore totalement confiance. Pourtant, je n’avais pas prévu de le balancer aux flics, ni de le flinguer en temps propice. Un service ne s’oublie jamais. Ca, c’était chez les siciliens, apparemment, chez lui, il ne savait pas ce que ça voulait dire. C’était moi qui étais venu réclamer son aide la veille. Mais cette situation n’allait pas persister longtemps. D’ici quelques années, je finirai par devenir le chef suprême, et ce n’était pas un gros soldat qui se prenait déjà pour un grand ponte qui allait m’empêcher de progresser dans mon parcours ambitieux. Finalement on était arrivé dans les banlieues du New Light. Paulie sortit de sa bagnole, je fis de même, nous nous adossâmes contre le capot de l’Alfa Romeo en attendant je ne sais quoi.

« Comment t’as fait pour savoir si c’était un faux, ce p*t*in de cigare, la dernière fois ?
Oh, tu vas pas me prendre la tête pour ça. Laisse, c’est du passé maintenant.
Bon, ça tombe bien, notre client va arriver d’un moment à l’autre. »

A ce moment là, je ne savais même pas de quoi il parlait. Nous étions dans une grande rue assez calme, quelques passants par ci par là, des voitures et des camions de transport tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Il ouvrit le coffre de sa bagnole et prit quelques plots qu’il plaça au milieu de la chaussée. Il faisait passer toutes les bagnoles qui ne l’intéressaient pas dans la voie contraire et arrêtait les camions de transport qui lui semblaient intéressants. J’avais compris en un instant de quoi il s’agissait. C’était une bonne méthode, mais je regrettais le fait qu’il ne m’ait rien dit, j’aurais pu lui proposer une idée différente… Tant pis ! S’il me prenait encore pour un con, il allait bientôt savoir que ce n’était pas le cas !
Je dégainai mon flingue avant lui et fis descendre le chauffeur.

« Terminus tout le monde descend. Allez, pas de bêtise, essaie pas de faire de conneries, sinon ton patron devra astiquer ta cervelle tout seul, et je pense pas qu’il apprécie. »

Le premier fut très coopératif, je me comportai courtoisement, je ne cherchai pas à le provoquer. C’était de l’alcool. Au plus grand malheur de Paulie !

« Bon, les caisses d’alcool c’est pour le patron, tu m’emmènes ça au Life Goes On, tu leur files toutes les caisses, tu leur dis que c’est de la part de Paulie le Boucher et tu reviens aussitôt après. »

J’avais décidé de m’appliquer pour mon premier boulot. Je fis tout comme exactement comme me l’avait ordonné Paulie. Lorsque j’arrivai sur les lieux, j’allai voir directement dans l’arrière salle et commençai à décharger le camion. On me donna un si gros paquet de billets que je renonçai à le compter. Je supposai qu’on ne me donnerait que deux de ces billets… Enfin, il ne fallait pas voir trop gros pour le moment, autant se tasser et attendre que ça arrive !
De retour dans la banlieue, je donnai le paquet à Paulie, puis on recommença la même opération. Et vive la pêche au camion ! Mais ça devient bientôt prévisible, le premier prévient tout son réseau, et ça ne tarde pas à s’étendre dans toute la ville. Nous réussîmes tout de même à en choper un autre. Celui-ci était un camion de cigarettes. Paulie devenait euphorique ! Cependant, le chauffeur n’était pas aussi coopératif que le premier, et c’était moi qui devais m’en charger. Ca ne me dérangeait pas, loin de là. J’arrangeai le type à coups de crochets bien dosés, et, très bientôt, le pauvre homme admirait les petits poussins qui rôdaient au dessus de ses yeux. Nous laissâmes le chauffeur là, je pris les commandes du camion, que nous laissâmes dans un petit local d’un ami redevable à Paulie. Celui-ci m’avait suivi en voiture.

« Allez grimpe ! »

Je m’exécutai. Il était 18h. Mais cette fois, je refusai de me taire, ou plutôt, de le laisser se taire.

« On fait quoi, maintenant ?
On va rendre visite à un des books de la Famille D’Avella qui nous fait concurrence. Tu vas t’occuper de lui.
Comment ça je vais m’occuper de lui. Qu’est ce que tu veux que je lui dise, moi ?
Je sais pas, faudrait que tu apprennes les négoces mon pote, c’est capital dans ce métier.
Ok, dans ce cas, tu seras pas déçu ! »

Il ricana d’un air moqueur. Je n’ajoutai pas un mot. Seules mes gestes l’impressionneraient. Pas la peine de se mettre en avant dès maintenant. Lorsque nous arrivâmes enfin sur les lieux, je descendis et entrai en premier chez ce book. Je poussai un soupir puis passai ma main droite sur ma longue chevelure.

« Je peux vous aider ?
Mhhh. Bonjour... Mmmm… J’ai… comme un petit problème…
Ah ben c’est pas ici qu’il faut venir m’sieur, moi je suis pas ingénieur, je résous pas les problèmes. »

Je souris, mais on voyait bien que mes yeux ne souriaient pas, loin de là, ils dégageaient une froideur presque palpable, je pris la parole d’un ton plus que glacial :

« J’ai cru comprendre que vous votre patron voulait gagner de plus en plus de terrain. Donne-moi un stylo. »

L’homme s’exécuta aussitôt. Je pris un bout de papier et commençai à écrire, dissimulant les mots à Paulie afin qu’il découvre la surprise de lui-même le lendemain.

« Vous avez le pétrole, nous avons l’usure, le jeu et les syndicats. Nos chiffres d’affaire sont presque les mêmes, nous gagnons nos vies convenablement, pourquoi irions nous chercher une guerre ouverte maintenant ? Elle nous nuirait à tous les deux et vous le savez aussi bien que moi. Restons-en là ! »

Encore une fois, mes mots étaient d’une arrogance calculée. D’Avella serait étonné que son rival puisse entretenir de tels propos, il était plutôt du genre à tout casser lorsqu’on s’attaquait à lui. Mais Alberto D’Avella était un homme intelligent, ce n’était pas un homme à qui il fallait dire les choses aussi explicitement. Pourtant, mes dires étaient d’une justesse effrayante, et sa sagesse était aussi grande que mon intelligence : j’étais certain que le book allait très vite se retirer, et que l’idée de prendre de l’envergure sans que personne ne s’en aperçoive, d’une manière douce et progressive, une idée qui en tromperait plus d’un, soit dit en passant, le quitterait très bientôt. Je n’aimais pas les guerres à tout berzingue comme ce Baroni. Je préférais les bonnes vieilles méthodes siciliennes, celles qui se concentrent sur la stratégie plutôt que sur le poing.

« Voilà. Maintenant c’est moi le patron, et tu es congédié jusqu’à nouvel ordre… »

Je parlai lentement, clairement, calmement, au même moment, j’avais pris mon Colt Detective que je pointais sur mon interlocuteur afin qu’il comprenne que je n’étais pas en train de faire joujou.

« J’espère que tu t’occuperas des serrures, je n’aime pas beaucoup, moi. Donne moi ton porte feuille. »

Je pris un moment pour lire et mémoriser les quelques données importantes : adresse, nom, prénom, et emploi éventuellement.

« Bien. Je compte sur toi pour que le message soit transmis jusqu’en haut, tu sais comment ça marche. Gare à toi, je sais où t’habites, alors ne fais pas le malin avec moi. »

Paulie me regardait tout étonné. Peut être était-il impressionné par la rapidité avec laquelle mes initiatives étaient prises. C’était dans le sang sicilien, ça. Si c’était lui qui avait pris les choses en main, il aurait été beaucoup moins fin, beaucoup moins subtile.
Il me proposa d’aller boire un verre avec les gars. Je refusai. Je ne voulais pas encore débarquer devant eux, mais ça ne saurait tarder. Lorsqu’il me déposa chez moi, cette fois ci, il daigna m’accorder un sourire, un compliment, et quelques billets que je mis directement dans ma poche sans les compter. Il me tapota affectueusement la joue, je lui rendis son sourire et sortis.
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Vito Luchetto
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MessageSujet: Re: Faire ses preuves... Encore!   Sam 29 Sep - 2:33

Validée Sonny ! Ce Rp est superbe !

Tu empoches bien sûr l'argent de ton employeur, qui paye plutôt bien.

2.500$ + 15 de réputation + 5 de charisme
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Santino Maranzalla
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MessageSujet: Re: Faire ses preuves... Encore!   Sam 29 Sep - 5:40

Merci fratelli, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, ce RP^^
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MessageSujet: Re: Faire ses preuves... Encore!   

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