Denroy City

Survivrez-vous dans une ville rongée de toutes parts par la mafia?
 
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 L'engagement d'une vie

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Santino Maranzalla
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MessageSujet: L'engagement d'une vie   Mar 18 Sep - 12:33

C’était presque s’engager dans l’armée, mais c’était pire, et j’en étais plus que conscient. Je savais comment ça se passait dans ce milieu. A l’armée, c’est un homme que tu ne connais pas qui t’envoie liquider un autre homme que tu ne connais pas. Dans ce milieu ci, c’est un ami de toujours, ou quelqu’un que tu considères comme ton père qui t’envoie liquider un ami de toujours, ou quelqu’un que tu considères comme un frère. J’étais né avec des personnes de ce genre, je les avais côtoyées pendant toute mon adolescence, et finalement, j’avis travaillé avec eux. Et, au fond de moi, je savais pertinemment que jamais la voie de la légalité n’acquiescerait un sourire en ma faveur.

18 Septembre. C’était une nuit de plomb, le ciel était voilé de noir et ne laissait briller aucune étoile. Cela faisait maintenant une heure que je regardais le mur blanc et délabré de ma chambre sans vraiment le voir. Je pensais à une toute autre chose, une chose qui dépendrait de mon avenir en Amérique… Je pensais à ce que j’allais faire. J’étais toujours indécis. « Après tout, peut être pourrai-je user de ma seule intelligence, des connaissances de Lorenzo et des muscles de Vito pour arriver en haut de l’échelle. Mais réussirais-je à égaler les deux Parrains de la ville ? » C’était là ma première pensée. Cela faisait déjà huit ans que j’habitais Denroy, que je trainais partout dans ses rues en rackettant les plus misérables des commerçants, mais est ce que cela m’avait mené à quelque chose ? Je passais toujours dans la rue sans que personne ne porte le regard sur moi, comme si j’étais un parfait inconnu. J’arrivais à la boulangerie le matin, et je devais faire la queue comme tout le monde. Je savais que tout ça pouvait changer si je m’engageais chez l’une des deux Familles. Je me savais assez courageux et assez intelligent pour tromper tout le monde. Et là, lorsque ce dénouement prit enfin place dans mes pensées, c’est aux précautions que j’allais devoir prendre, à la nouvelle attitude que je devais adopter avec mes plus proches amis et mes pires ennemis que je pensais. Ma décision était prise. Je dormis serein ce soir là, malgré que je préférais les cieux étoilés. Plus rien ne me ferait peur après ça.

Le lendemain, je me réveillai très tard toujours aussi serein. Après ma toilette, je pris ma plus belle chemise, mon chapeau feutre et mon plus beau pantalon. Manches retroussées presque jusqu’à l’avant bras, chemise rouge sang à l’extérieur du pantalon, chapeau feutre, pantalon, chaussettes et chaussures noirs, je sortis fièrement de chez moi, mon Colt Detective entre mon pantalon et mon estomac vide. Le soir, je sortai enfin de chez moi. Je ne mis pas longtemps à choisir quelle famille j’allais intégrer, je savais que mon quartier était entre les mains de la Famille Baroni, je ne cherchai même pas à savoir s’il était sicilien ou pas. Une petite demi-heure à pied, la tête haute et ailleurs, je pensais à l’ampleur de mon choix, ne cessant pas une fois de me répéter que je l’assumais. Je ne me rendis pas tout de suite compte que j’étais déjà arrivé à l‘Irish Coffee. Je connaissais bien le maitre des lieux et jamais il ne m’était arrivé d’entrer en conflit avec lui. Je le saluais toujours courtoisement tout en gardant mes distances, j’étais un client parfait, et jamais il ne s’était plaint de moi. Ce jour-là en revanche, c’était bien différent. C’était la première fois que je n’affichai aucun sourire en le saluant. Je pris place sur le comptoir et commandai un verre de whisky. Dans le quartier, on savait que j’étais un assez bon connaisseur en cigares. Il y avait quelques affranchis dans la table de derrière, d’ailleurs, ce n’était pas pour rien que j’avais choisi de venir à 21h à ce bar… Les hommes de Baroni semblaient s’intéresser à l’Irish Coffee plus que personne, et ils venaient très tôt chaque soir pour mettre la pression au propriétaire encore tenace. J’écoutai la conversation de loin, puis commandai un autre verre pour justifier la raison de ma présence.


« Ce mec-là c’est qui ?
C’est Sonny Maranzalla. Au fait, Paulie, tu devrais lui montrer un de tes cigares, tu sais, il s’y connaît pas mal.
Qui ça, lui ?
Bah puisque je te le dis !
Il est réglo, comme mec ?
Jamais traité avec lui, il est de genre discret ! Bah c’est pas la fin du monde, tu vas simplement lui demander si ce p*t*in de cigare est bon, pas la peine d’en faire une histoire !
Eh, Gio, je t’aime bien, mais t’avise plus de me parler comme ça, vu ? »

Le prénommé Paul se leva sous les excuses de son compagnon, se dirigeant vers moi. Il s’assit sans dire le moindre mot, et ne prit pas la peine d’avancer de politesses. Il me montra simplement un cigare qu’il prit de sa poche, puis engagea la conversation d’un ton rauque et autoritaire.

« Il est comment ? »

Sachant qu’il était assez haut placé, je ne cherchai pas à en faire tout une histoire. Je pris le cigare puis inspirai profondément. Il était excellent. Probablement un cubain. Même pas besoin de l’allumer, les meilleurs cigares, on les reconnaissait au premier coup d’œil.

« C’est du toc.
Quoi, comment ça, c’est du toc ? Tu te fous de ma gueule ou quoi ? Une boite de 25 comme ceux-là elle me fait combien ?
Dans les 1000$.
Comment ça 1000, tu te fiches de moi, regarde moi quand je te parle, tu te fous de ma gueule ?
Je te dis que c’est de la babiole, est ce que j’ai l’air de rigoler ?
Ah non, mais t’as intérêt à avoir raison, on n’essaie pas de me rouler moi ! Allez amène toi ! »

Je savais dès cet instant que le pauvre mec était cuit. Je ne savais pas où on allait. Il prit une Cadillac et démarra en trombe. Sourcils froncés, regard déterminé. J’avoue avoir ressenti un peu de stress au début, j’étais assez inquiet, vu que je n’étais pas sûr de mon coup. De toute manière, j’avais un certain esprit d’initiative et de spontanéité, c’est à cette pensée réconfortante que je m’apaisais, refoulant toute nervosité apparente. Nous arrivâmes dans un autre bar, plus louche. Apparemment c’était un bon refuge pour les prostituées. Paulie avançait en premier, d’un pas rapide. L’endroit était assez sinistre, je remarquai quelques petites pièces individuelles, ce qui confirma ma première pensée : c’était un coin parfait pour la prostitution, Paulie n’était donc sûrement pas sicilien.

« Où est Brian ?
A l’étage ! », répondit le barman du club.

On entra dans un bureau sinistre, le dénommé Brian était en train de se défoncer. Cheveux longs et blonds, il faisait une tête sinistre.


« C’est du toc, ces p*t*ins de cigares. Maintenant finies les plaisanteries, tu me files du liquide ou je te bute, capisci ?
Paulie, je te jure que ce sont des vrais, c’est dans les 30000 si tu les vends bien, regarde voilà j’ai… »

En une fraction de seconde, j’étais déjà sur le pauvre homme, le mitraillant de coups de poings. Il allait prononcer mon arrêt de mort si jamais il lui présentait une facture ou une autre preuve : on n’essaie jamais d’arnaquer un affranchi ! Je ne faisais que le faire taire, je sauvais ma peau et la sienne.

« Ecoute, connard, tu vas devoir le payer avec du vrai fric ou alors tu vas te retrouver à la morgue, t’entends. File-moi tout ce que t’as sur toi, et va compléter le reste de la caisse, ou c’est moi qui te liquide. »

J’avais bien sûr déjà tout compris : Brian devait un paquet de fric à Paulie, et il le faisait attendre. Paulie, trop impatient, était allé chez lui avec un lot de menaces suffisant pour qu’il lui file son blé le plus vite possible, l’autre avait dû voler des cigares à son patron quelques jours avant, pour arrondir sa fin de mois et s’acheter sa dose de drogue. Mais les cigares étaient finalement allés dans la poche de Paulie, ne sachant pas s’y prendre, c’est à moi qu’il était venu s’adresser. C’était certes un coup de chance, mais je savais que ces mecs avaient toujours un truc à la poche, et ils finiraient de toute manière par s’intéresser à moi. Seulement, c’était arrivé plus tôt que prévu, voilà tout.

Comme prévu, Paulie sortit avec son fric, mais ce qui me surprit, en revanche, c’était qu’il avait déposé les cigares d’un coup sec sur le bureau de Brian. Ca m’était évidemment favorable. En fin de compte, il ne s’en sortait pas si mal, malgré qu’il avait pris quelques cocards sur le visage ! Déboursant 25000 et se mettant à la poche plus de 30000$ en marchandise…


« Je sais pas comment t’as fait pour savoir que ces p*t*ins de cigares étaient faux, mais je m’en fous, tu me rends bien service. Je te dépose où ?
Hoodlums Street. »

Le trajet fut silencieux. Il ne m’avait pas donné de fric, et ses remerciements étaient simplement traduits par le fait qu’il me dépose chez moi. Mais je savais que je m’étais rendu vraiment utile… Entre siciliens, un service ne s’oublie jamais. Mais Paulie ne l’était pas. Tant pis, on verra. En attendant, j’allais devoir passer chez Vito et Lorenzo pour leur expliquer la situation, histoire d’assurer ses arrières…
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Vito Luchetto
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MessageSujet: Re: L'engagement d'une vie   Sam 22 Sep - 3:44

Validée !

Tu gagne 15 de réputation, et 5 de charisme !
Et Paulie connait maintenant ton adresse, il viendra peut-être te rendre une visite pour du boulôt.
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